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Professions Libérales
Professionnel de santé : nos conseils pour faire les bons choix et vous installer en toute sérénité.
Vous souhaitez exercer en libéral. Un choix qui nécessite de l’audace, de la détermination et une bonne préparation. Mettez toutes les chances de votre côté en suivant les conseils des experts Société Générale : Toutes les réponses à ces questions et bien d’autres vous permettront de faire les bons choix et de vous installer en toute sérénité.
- résumés dans ce zoom,
- et détaillés dans notre guide interactif.
Où vous installer ?
La phase de recherche et d’installation prend du temps. Il faut en tenir compte ! N’essayez pas d’aller trop vite, définissez avec attention les critères importants. Vous devez commencer par faire le tour de vos impératifs personnels. Préférez-vous exercer en ville ou à la campagne ? Avez-vous envie de revenir dans votre région de naissance ou de découvrir des territoires inconnus ? Souhaitez-vous privilégier les zones de désert médical ? Il existe de nombreuses possibilités. Vous seul savez ce qui vous conviendra.
Vous devez aussi prendre en compte des critères professionnels. Un véritable travail de recherche préalable est nécessaire pour définir le périmètre dans lequel vous installer. Pensez à vous renseigner auprès des chambres de commerce ou d’autres organismes susceptibles de vous aider. Parfois, une étude de marché est très utile : nombre de confrères installés aux alentours, ainsi que leur âge et leur succès, temps d’attente pour avoir un rendez-vous...
Créer votre cabinet ou en reprendre un existant ?
Préférez-vous partir de zéro et tout créer seul ? Ou racheter un cabinet et vous appuyer sur une expérience ? Là encore, il s’agit d’un choix très personnel.
Dans le deuxième cas, vous devez vous renseigner sur le professionnel que vous remplacez et, le plus souvent, racheter sa patientèle. De plus, votre choix doit reposer sur l’offre et la demande : zone peu peuplée ou ville moyenne, les conditions ne sont pas les mêmes.
Par exemple dans certaines agglomérations, si les praticiens sont nombreux, il vous sera difficile de vous constituer une patientèle.
Commencez par estimer le potentiel d’une création contre une reprise. Evaluez également la concurrence et faites un calcul financier : vous y verrez plus clair pour prendre votre décision.
Vous installer seul ou à plusieurs ?
Matériel à trouver, papiers administratifs à remplir, local à louer ou à acheter : une installation à plusieurs peut être rassurante et moins onéreuse. Cependant, travailler à deux ou trois, cela suppose d’être complémentaires et de partager les décisions.
Si vous avez besoin d’autonomie et envie d’être votre propre patron, l’aventure en solo ne devrait pas vous faire peur. Mais vous assumerez tout, tout seul...
Nos conseils : essayez d’évaluer votre aversion au risque ainsi que votre aptitude à partager. Vous saurez quelle situation est faite pour vous !
Faire les bons choix sur le plan juridique
Une fois votre installation décidée, vous devrez choisir la structure juridique la mieux adaptée. Plusieurs critères entrent en jeu : la réglementation de votre profession, le souhait d’exercer seul ou à plusieurs, la volonté de partager les bénéfices ou seulement les frais...
  • L’Entreprise Individuelle (EI).
  • La Société d’Exercice Libéral (SEL).
  • La Société Civile Professionnelle (SCP).
  • La Société Civile de Moyens (SCM).
L’installation individuelle exige d’effectuer de nombreuses démarches administratives. En tant que professionnel de santé libéral, vous êtes considéré comme un travailleur non-salarié. Vous devez donc vous immatriculer obligatoirement à l’Urssaf et vous affilier à la Sécurité Sociale ou au Régime Social des Indépendants (RSI). Autres formalités : pensez à prendre une assurance responsabilité civile professionnelle et, si vous êtes médecin, à vous inscrire au conseil de l’ordre.
Question fiscalité, chaque statut a ses propres règles. Impôt sur les sociétés ou sur le revenu ? Si vous n’êtes pas spécialiste de ces questions, faites appel à un expert : il vous aidera à faire le calcul le plus favorable.
  • Acquérir à titre personnel votre local d’exploitation.
  • Utiliser les dispositifs d’épargne retraite et prévoyance Madelin.
  • Bien définir votre politique de rémunération entre salaires,
    prélèvements (statut TNS) et dividendes.
 
Financer votre patientèle
Le montant d’une reprise de patientèle varie selon les spécialités et les zones géographiques. Avant tout, vous devez comparer le montant demandé avec le coût d’une création ex-nihilo dans le même secteur. Ensuite, prévoyez de monter le dossier avec un expert-comptable ou une chambre de commerce. Vous disposerez ainsi d’un bon prévisionnel d’activité à présenter à votre banquier. Enfin, essayez de négocier un package : en plus de la patientèle, il comprendra le matériel et éventuellement les murs.
Financer votre matériel, votre véhicule
Radiologues, gynécologues, ophtalmologistes, dentistes, kinésithérapeutes... En fonction de votre spécialité, vous devez vous équiper d’un matériel parfois très coûteux. Vous avez peut-être aussi besoin d’un véhicule professionnel. Ces investissements représentent une charge importante pour votre budget. Pour les financer, plusieurs alternatives :
  • au comptant,
  • avec un crédit classique pour en être propriétaire,
  • avec un crédit-bail mobilier (leasing). Dans ce dernier cas, la banque reste propriétaire du matériel et vous le loue pendant la durée du contrat. Vous avez la possibilité de l’acquérir en fin de contrat à valeur résiduelle convenue d’avance.
A vous de choisir la solution qui convient le mieux à votre trésorerie. N’oubliez pas de comparer les avantages comptables de certaines formules : pensez notamment à l’intérêt fiscal du leasing.
Acheter les murs
Quand vous vous installez, acquérir vos murs est le moyen de vous constituer progressivement un patrimoine. C’est aussi une façon de préparer votre retraite ou de transmettre un bien immobilier à vos enfants. Devenir propriétaire de votre cabinet peut également vous aider, le moment venu, à mieux revendre votre patientèle dans un package global.
Si vous avez besoin d’un crédit immobilier, la banque prend en compte plusieurs critères : votre expérience professionnelle, votre prévisionnel d’activité, la localisation de votre cabinet. Pour votre achat, deux possibilités s’offrent à vous :
  • acheter à titre personnel (en nom propre ou en SCI) et louer au cabinet ou à la société,
  • acheter via la société d’exploitation du cabinet ou de l’officine,
À partir du moment où le loyer annuel du local hors charges rapporté au prix des murs est supérieur de deux points au coût du crédit (assurance comprise), il est intéressant d’acheter les murs.
Bien vous assurer
Pour exercer en libéral, vous devez souscrire une assurance responsabilité professionnelle (RCP) avant de démarrer votre activité. Elle est proposée par quelques assureurs, proches du métier des professionnels.
Pour trouver l’assurance qui vous convient le mieux, faites un tour du marché. Vous pouvez demander conseil aux spécialistes et syndicats professionnels. Comparez les offres et les tarifs des différentes compagnies. Attention, le coût annuel n’est pas le seul critère : pensez à étudier également les plafonds prévus en cas de dommages.
Maladie, accident : avez-vous prévu comment faire face à d’éventuels aléas ? Vous dépendez du régime social des indépendants (RSI), qui est moins protecteur que le régime général des salariés. Un arrêt pour raisons de santé peut mettre votre activité en péril. Il est donc important de souscrire une assurance prévoyance, et ce, dès votre installation. Calculez vos frais et votre revenu minimum. Demandez un diagnostic à votre banque ou à votre assureur afin qu’il personnalise les couvertures de prévoyance.
Optimiser la gestion de votre trésorerie
Une fois que vous vous êtes constitué une trésorerie, pensez à placer les excédents. Vous pouvez choisir des supports financiers non risqués, à court terme, comme les livrets. Votre argent reste disponible en cas de besoin. Par exemple, pour payer vos cotisations sociales : il vous suffit de faire un virement de votre livret sur votre compte courant.
A certaines périodes, il peut arriver que vos honoraires ne suffisent pas à couvrir vos charges. Pour faire face à ces besoins ponctuels, vous pouvez demander une ligne de découvert à votre banque.
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Vous adapter à la dématérialisation
Lecteur de cartes vitales, logiciel adapté... Comme de nombreux cabinets et officines, vous devrez vous équiper pour télétransmettre les feuilles de soins via la Carte Vitale : un système qui permet un remboursement plus rapide des patients et des économies pour la Sécurité sociale.
Le recours à l’informatique pour faciliter l’accès aux dossiers et le suivi des pathologies, est également de plus en plus fréquent.
 
Et vous Perso
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