Pendant la reprise
Sources de financement
Vous avez évalué tout ce qui vous était nécessaire pour bien démarrer ?

Vous allez peut-être devoir louer un local, vous équiper en matériel, vous procurer des matières premières, constituer un stock… Il vous faudra aussi payer des frais d’établissement : honoraires de conseil juridique ou fiscal, frais de constitution de l'entreprise ou de publicité… Prévoyez également un fonds de roulement suffisant (somme disponible pour faire face aux dépenses qui ne peuvent être différées et accorder des délais de paiement à vos clients).
C’est le moment de trouver les moyens de financer votre projet.
Pour financer toutes ces dépenses, il vous faudra des ressources financières durables, constituées de fonds propres (apport personnel, prêts d’honneur, investissements en capital), d’aides financières diverses (subventions, concours) et d’emprunts bancaires.
Votre apport personnel
Il est indispensable que vous disposiez de fonds propres. Plus ceux-ci seront élevés, plus votre projet inspirera confiance à vos partenaires.
Ils vous permettront de financer certaines dépenses qui ne peuvent faire l’objet d’un prêt : frais d’établissement, investissements immatériels (frais de recherche et développement, de formation, de publicité, d’achats de logiciels et de brevets…), besoin en fonds de roulement…
Bon à savoir
Dans le cas d’un investissement matériel, l’obtention de votre emprunt est conditionnée à votre propre concours en fond personnel. Le ratio est généralement de 30% du montant total de l’emprunt.
Comment faire ?
Vos fonds propres proviennent de votre épargne personnelle constituée au fil du temps. Peut aussi y entrer le produit de la vente d’un bien… En cas de licenciement, votre prime peut servir de mise de fond pour entreprendre, de même que vos allocations chômages, lesquelles peuvent être libérées en capital si vous choisissez par exemple de devenir auto-entrepreneur. Les donations familiales peuvent également intervenir.
Idée !
Vous détenez un plan d’épargne-logement ? Sachez que vous pouvez l’utiliser pour financer votre local professionnel, à condition toutefois que celui-ci soit rattaché à votre habitation principale. Dans le cas contraire, vous pouvez toutefois le débloquer pour vous constituer un complément d’apport de démarrage ou encore pour financer vos besoins incorporels.
Les prêts d’honneur
Vous ne parvenez pas à vous constituer un apport personnel suffisant? Vous avez la possibilité de compléter celui-ci avec un prêt d’honneur attribué par un organisme d’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise.
Par exemple :
Un prêt d’honneur peut atteindre jusqu’à 15 000 euros. Il est accordé sans intérêt ni demande de garantie ou de caution, et sa durée de remboursement est généralement de quatre à cinq ans.
Le microcrédit professionnel
Des difficultés pour lancer votre activité ? L'Adie peut vous financer à travers un microcrédit et vous faire bénéficier de prêts d'honneur ou de primes selon votre région, pour un financement global maximal de 10 000 euros : Adie.
Les emprunts à moyen terme
Pour financer vos acquisitions mobilières, vous pouvez compléter vos fonds propres en recourant à un emprunt auprès d’un organisme financier. Sa durée de remboursement dépendra de la durée d’amortissement fiscal du bien financé.
Ce que vous propose la Société Générale
Vous pouvez avoir recours à un crédit classique, ou au crédit-bail
Le crédit classique vous permet
  • de financer tous vos investissements professionnels :
    • besoins corporels
      • achat de matériel ou de véhicule,
      • travaux ou aménagements divers,
      • immobilier,
    • ou incorporels :
      • création d’activité,
      • fonds de commerce ou droit au bail,
      • développement d’activité,
  • d’avoir une durée de financement comprise entre 2 à 15 ans (voire 20 ans pour les opérations d’immobilier professionnel).
Taux fixe ou révisable ?
Selon la conjoncture et votre situation, nous vous proposons deux types de crédit :
  • Le crédit à taux fixe
    Vous connaissez dès la signature du contrat de prêt, le montant exact des mensualités. Celles-ci sont identiques pour toute la durée du prêt.
  • Le crédit à taux révisable
    Le taux de votre crédit varie (à la hausse ou à la baisse) en fonction d’un indice de référence à l’intérieur d’un tunnel. Ainsi, en cas de baisse des taux, le montant de vos remboursements diminue. Et grâce au plafond, en cas de hausse des taux, l’augmentation de vos mensualités reste limitée. Vous bénéficiez en plus à tout moment (après 1 an), sans frais, de la possibilité de transformer votre prêt en taux fixe.
Le crédit-bail
C’est une solution idéale pour financer l’achat de matériel neuf.
La formule est simple : vous choisissez votre matériel et vous négociez son prix avec votre fournisseur. Le Groupe Société Générale acquiert le matériel concerné et vous le loue sur une durée de trois à sept ans, dans le cadre d’un contrat de crédit-bail. Vous avez simplement à régler chaque mois un loyer dont le montant passe en totalité en charge d’exploitation. L’avantage : en fin de période de location, vous pouvez demander à racheter cet équipement pour une valeur résiduelle convenue lors de l’établissement du contrat de crédit-bail.
A noter ! Pour l’achat d’un véhicule de moins de 3,5 tonnes, vous pouvez aussi utiliser la formule de la location avec option d’achat (LOA). La durée du contrat dépend du kilométrage annuel parcouru. Vous pouvez inclure dans le contrat des services annexes : révisions, changements de pneumatiques, assurances…
Autres sources de financement
Vous créez une société? Pourquoi ne pas inviter vos proches, les membres de votre famille, vos amis, à prendre part au capital de votre entreprise. Lorsque vous ferez des bénéfices, ils toucheront des dividendes proportionnels à leur investissement. Ce « love money » (ou argent du cœur) est encouragée par l’Etat, qui accorde à ces actionnaires, sous certaines conditions, une réduction d’impôt égale à 18 % des sommes investies.
Les particuliers qui au sein d’un club, investissent ensemble dans les petites entreprises s’apparentent à ce type de contribution. Il existe deux réseaux de ce type :
  • Les Cigales (Clubs d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’économie solidaire) soutiennent les petites entreprises locales porteuses de projets axés sur le respect de l’être humain et de l’environnement.
  • De leur côté, les associations Love Money pour l’emploi s’adressent aux PME innovantes (des entreprises qui innovent dans leur domaine d’activité ou dans les technologies et les méthodes qu’elles utilisent) à fort potentiel de développement.
Les projets à très fort potentiel de développement et forte valeur ajoutée , peuvent quant à eux intéresser des business angels (ces « anges gardiens des entreprises » sont des investisseurs privés, regroupés au sein de clubs) et des sociétés de capital risque, en quête de perspective de fortes plus-values dans les trois à cinq ans :
  • Les clubs de business angels réunissent des personnes physiques dont l’investissement moyen est de l’ordre de 30 000 à 75 000 EUR par projet.
  • Les sociétés de capital risque, qui sont des organismes financiers, ont des prises de participation minimales de 75 000 EUR.
Quelques conseils pour obtenir un financement bancaire
Si la notion de capital, d'apport personnel ou d'auto-financement est aujourd'hui globalement admise par les porteurs de projets, la notion d'emprunt bancaire est beaucoup moins répandue chez la plupart d'entre eux.
Selon l'APCE, seulement 25 % des projets démarrent avec un financement bancaire. Pourtant, cette même enquête montre que les entreprises qui ont obtenu un financement bancaire ont un taux de pérennité de 30 % supérieur à celui des autres entreprises.
Dès lors, il convient de rechercher le financement qui permettra à votre entreprise de connaître un bon démarrage et un développement satisfaisant. Pour cela, 5 grands principes sont à retenir.
1. Établir un dossier
L'exercice aura un double objectif : d'abord vous permettre de synthétiser tous les éléments de votre projet, ensuite permettre au banquier de juger de la cohérence de l'ensemble. L'exercice n'est pas toujours aisé pour un porteur de projet. Aussi, nous vous conseillons de vous adresser à un réseau d'accompagnement à la création ou à un expert-comptable.
Par ailleurs, votre franchiseur vous aura certainement apporté une aide technique et commerciale lors du montage du projet d’installation.
2. Vérifier ou faire vérifier la complétude du dossier avant de le remettre au banquier
Un bon dossier doit répondre à toutes les questions suivantes :
  • QUI ? > Présentation du créateur (CV), forme juridique de l'entreprise.
  • QUOI ? > Présentation du produit, du service, du concept, de la présentation du concept de l'entreprise et de ses caractéristiques ...
  • POURQUOI ? > Adéquation homme/produit (motivations).
  • COMMENT ? > Fabrication, commercialisation.
  • POUR QUI ? > Etude de marché (concurrence, clientèle).
  • OU ? > Périmètre d'influence.
  • AVEC QUI ? > Associés, conjoint, collaborateurs, fournisseurs...
  • AVEC QUOI ? > Moyens financiers (fonds propres mais aussi capitaux extérieurs provenant de la banque). Ce dernier point nécessitera la remise d'un plan de financement et d'un compte de résultats prévisionnel sur 3 ans.
Attention à ne pas tomber dans un optimisme exagéré ; plus votre projet sera prudent, plus il sera crédible.
3. Avoir un projet cohérent et finançable par la banque
Pour bien aborder la banque, il convient de connaître son métier : la banque est un intermédiaire sur une matière qu'on appelle l'argent. Une grosse partie des fonds qu'elle prête provient de fonds qui ne lui appartiennent pas. C'est l'argent des « autres » : celui des déposants, des épargnants, des investisseurs obligataires, de l'Etat, des actionnaires.
Elle doit donc prêter avec prudence et toujours sous forme de financement amortissable afin de pouvoir rembourser ses propres créanciers. Ne cherchez donc pas à lui demander d'intervenir en qualité d'investisseur dans le capital de votre future société, ce n'est pas son métier mais celui des sociétés de capital-risque ou des business angels. Retenez avant tout que c'est la rentabilité de votre projet qui remboursera la banque et vos autres créanciers. Cette rentabilité doit également générer une rémunération suffisante pour le créateur.
4. Posséder des fonds propres suffisants
Il convient de montrer son implication financière : un capital à 1 euro ne peut générer qu'un prêt de 2 ou 3 euros... Plus sérieusement, sachez que la banque ne prête jamais à 100 % pour deux raisons fondamentales : la sécurité de son investissement et le souhait de vous laisser être le véritable « propriétaire » de votre entreprise.
Aussi demande-t-elle souvent environ 30 % de fonds propres par rapport au total des besoins (y compris le Besoin en Fonds de Roulement). Mais cette quotité dépend essentiellement de la rentabilité escomptée de l'affaire.
La banque finance surtout les biens corporels sous forme de prêt, de crédit-bail (matériel, mobilier) ou encore de LOA (Location avec ou sans Option d'Achat) pour les véhicules, ou les biens incorporels quand ils ont une valeur significative (un fonds de commerce, un droit de présentation de patientèle pour une profession de santé).
Avec de véritables fonds propres, vous pourrez obtenir un financement dont la durée sera fonction de la période d'amortissement fiscal du bien financé ou, dans le cas d'un fonds de commerce, avec une durée maximale de 7 ans. Attention à ne pas constituer vos fonds propres de « mauvais financements » (prêts familiaux dont les durées de remboursement sont floues, prêts à la consommation...).
Et si vous manquez de fonds propres, tout n'est pas forcément perdu : rapprochez-vous d'un réseau d'accompagnement qui aura peut être la solution : prêt d'honneur, prêt à taux zéro NACRE.
5. Proposer une garantie
Elle peut se présenter sous forme de nantissement du fonds de commerce ou du matériel financé mais aussi de caution du repreneur ou d'un tiers. Retenez que la Société Générale recherche systématiquement la contre-garantie de Bpifrance ou de Siagi, ce qui réduit de moitié le montant du cautionnement normalement demandé au créateur et surtout interdit la prise d'une hypothèque sur sa résidence principale.
Préparez votre entretien avec votre banquier
Contrairement aux idées reçues, les banques prêtent assez facilement aux créateurs/repreneurs d’entreprise. Encore faut-il que le projet soit viable et que la présentation de celui-ci soit à la hauteur du financement que vous souhaitez obtenir.
Ainsi, pour un créateur/repreneur d’entreprise, le premier contact avec son banquier est primordial. La suite des événements dépendra en grande partie de cet entretien. Si vous avez besoin d’un financement, vous allez donc devoir le préparer et suivre quelques principes afin de donner la meilleure image possible, de vous-même et de votre projet.
Voici quelques points essentiels à suivre, avant et pendant votre entretien.
Soyez prêt
Bien souvent, nous n’avons tous qu’une seule chance de faire bonne impression. Attendez donc d’être prêt, suffisamment avancé dans votre projet pour prendre rendez-vous avec votre banquier. Plus vous aurez mûri votre projet, travaillé à sa préparation, mieux vous le défendrez !
Faites bonne impression
Même si vous connaissez votre interlocuteur bancaire, il ne doit plus vous voir comme un client ordinaire mais comme un – futur – chef d’entreprise qui sollicite un financement. Votre présentation doit donc être professionnelle, comme pour un entretien d’embauche, aussi bien au niveau de votre tenue que de votre dossier.
Préparez votre dossier
Bien entendu, n’arrivez pas les mains vides… Le dossier que vous devez préparer et que vous allez remettre à votre banquier doit être propre et ordonné. Tous les documents que vous avez prévu de lui donner doivent être classés et facilement repérables.
Pour se prononcer sur votre demande de prêt, votre banquier a besoin d’un dossier réunissant :
  • votre business plan,
  • votre dossier financier,
  • les garanties que vous proposez à l’appui de votre demande de prêt,
  • toute information étayant les perspectives de votre marché (articles de presse par exemple),
  • les devis établis pour vos premiers clients,
  • les justificatifs de votre situation personnelle (mariage, titre de propriété…),
  • les éléments prouvant vos capacités (curriculum vitae, attestation de formation, diplôme…) et celle de vos associés éventuels,
  • et, le cas échéant, tous les documents de la liste qui vous aura été remise avant le rendez-vous.
Soyez confiant et sachez capter l’attention
Le trac, c’est humain. Lors d’un entretien, soit il vous pousse au mutisme, soit au contraire, vous entraîne dans un flot ininterrompu de paroles. Dans les deux cas, vous êtes perdant. Votre banquier doit pouvoir saisir rapidement et clairement les tenants et aboutissants de votre projet. Pour cela, préparez-vous oralement à l’entretien avec un ami, si possible qui ne connaît pas votre projet professionnel et qui vous restituera franchement son sentiment afin que vous puissiez corriger ce qui n’est pas clair ou pas convaincant.
Pour être à l’aise à l’instant T, retenez bien le plan de votre argumentaire et, au besoin, en rédigeant et en apprenant par cœur les parties importantes. Les 5 premières minutes sont décisives pour :
  • vous mettre en confiance,
  • bien planter le décor et retenir l’attention
Exposez d’emblée votre connaissance du marché, vos capacités à innover, à répondre aux nouvelles demandes, soulignez la qualité de vos compétences sur le plan professionnel et en matière de gestion d’une entreprise, l’importance des moyens que vous allez mettre en œuvre, faites valoir, si c’est le cas, les conseils et l’accompagnement dont vous avez bénéficié pour monter votre projet…
Attachez-vous à tous les détails
Vous devez être incollable sur votre projet professionnel et sur votre demande de financement. Si vous n’êtes pas assez précis, votre banquier le sera pour vous. Ne vous mettez pas, par exemple, dans la situation de répondre vaguement à une question précise. Si vous êtes plusieurs associés, venez au moins à deux pour démontrer la solidarité du groupe et si chacun maitrise une spécificité du projet, vous pourrez ainsi répondre à toutes les questions.
Restez à l’écoute
Tout projet est par définition perfectible. Il vaut mieux le reconnaître franchement que de faire l’autruche. Ainsi, si vous savez qu’il y a une faiblesse dans votre projet, montrez par quelles mesures concrètes vous envisagez de réduire les risques au maximum. Si nécessaire, vous pouvez vous faire conseiller au préalable par un organisme d’accompagnement pour trouver les solutions adaptées.
En suivant ces quelques conseils, vous aborderez l’entretien avec votre banquier en toute sérénité et vous augmenterez considérablement vos chances de faire la différence. Mais ensuite, tout reste à faire…



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