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Analyser ses motivations
Avant la cession bandeau
Identifier et préciser ses intentions, réfléchir à ses envies, organiser le processus de vente et mieux se connaître sont des préalables nécessaires. Mieux vaut se poser les “vraies” bonnes questions dès le départ, sans se voiler la face.
Suis-je vraiment prêt à vendre ?
Est-ce le bon moment ?
Il vaut mieux vendre en phase ascendante, lorsque l’entreprise présente de bons résultats et que son marché est encore porteur. Mais surtout, il faut céder lorsque l’on se sent prêt à le faire.
Cela suppose d’avoir réfléchi à l’après-cession.
Suis-je prêt à débuter une nouvelle vie ?
Si vous vendez pour cause de départ en retraite, sachez que le choc psychologique peut être éprouvant. Vous allez perdre votre statut et éventuellement votre notoriété dans votre ville ou votre quartier.

Si vous n’avez pas de loisir bien identifié, vous risquez de tourner en rond, voire de vous ennuyer.

Si vous vous relancez dans un projet de rachat, il va falloir tout recommencer et vous investir de nouveau à 100%.

Enfin, si vous réintégrez un poste de salarié, à vous la tranquillité de l’emploi.
Mais attention, vous ne serez plus décisionnaire comme vous l’étiez en tant que chef d’entreprise.
Suis-je prêt à investir du temps pour organiser la cession ?
Pour réussir la cession dans les délais impartis, il va falloir consacrer du temps aux rendez-vous avec les candidats repreneurs mais aussi avec les experts dans ce domaine et votre banque.
Certaines discussions techniques ou juridiques peuvent être déléguées, mais mieux vaut conserver la maîtrise des contacts avec les repreneurs.
Dois-je parler de mon projet de cession ?
Sans trop ébruiter l’affaire, parlez de votre projet à vos principaux interlocuteurs : banquier, notaire, avocat et expert-comptable. Ils vous aideront dans la phase de préparation. Informez également votre entourage familial et amical, pour tester ses réactions, valider le projet et obtenir son appui.
À qui vais-je céder ou transmettre ?
À un particulier, à un de vos enfants, à vos salariés, à un concurrent, à un grand groupe, à un fonds d’investissement ? Toutes ces possibilités doivent être étudiées, chacune d’entre elles possédant des avantages et des inconvénients.

Si le repreneur est un particulier, vous pouvez espérer trouver en lui quelqu’un de sympathique et vous sentir donc plus confiant.

Avec une société, le côté affectif est généralement davantage mis de côté car la négociation se déroule avec plusieurs membres de la direction.

Enfin, si un membre de votre famille souhaite prendre le relais, assurez-vous qu’il a les compétences nécessaires pour relever le défi et surtout n’attribuez aucun passe-droit a priori. Si vous avez le choix, préférez toujours le repreneur qui imaginera pour votre entreprise les projets de développement les plus aboutis.
Que vais-je céder ?
Vous pouvez vendre le fonds de commerce, c’est-à-dire les actifs de l’entreprise (matériel, stocks, clientèle...). L’intérêt : vous vous dégagez définitivement de votre entreprise dès que la cession est achevée.

Vous pouvez également vendre les titres (ou parts sociales) de la société. Dans ce cas, vous devez signer une garantie d’actif et de passif. Cette garantie a pour objectif de protéger le repreneur contre la diminution des valeurs d'actif ou la survenance d’un passif occulte qui viendrait modifier la valeur réelle de son achat. Résultat, vous n’êtes pas tout à fait dégagé de l’opération tant que dure cette garantie.

Le choix de vendre son fonds de commerce ou les titres doit être étudié de près avec un professionnel
Quels sont les mécanismes fiscaux pour valoriser ma cession ?
Plus-value de cession, ISF, donation… La fiscalité du cédant est souvent compliquée et onéreuse. Cependant, de nombreux dispositifs d’exonération ont été mis en place pour limiter le coût fiscal d’une cession. Commencez par vous renseigner auprès de votre expert-comptable, de votre notaire ou de votre banque sur les conditions d’exonération. Plus vous vous y prendrez tôt, plus vous aurez le temps de vous organiser pour entrer dans le champ d’application de ces dispositifs.

En savoir plus sur la fiscalité du cédant
Après la vente, où pourrais-je placer mon capital ?
Lorsque vous aurez vendu votre affaire, vous serez en possession d’un capital qu’il vous faudra placer avec discernement entre investissements immobiliers et placements financiers. Votre banque pourra vous présenter un Conseiller en Gestion de Patrimoine qui réalisera un diagnostic de votre situation patrimoniale et vous proposera des recommandations personnalisées en adéquation avec votre profil d’investisseur, votre situation patrimoniale et budgétaire et vos objectifs d’investissement, votre horizon de placement et vos connaissances et expérience financières.