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Préparer son projet
Avant la cession bandeau
Une bonne préparation en amont vous permettra de prendre les mesures nécessaires, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Ne négligez pas cette étape car certains dispositifs, notamment fiscaux, prennent plusieurs années avant d’être applicables.
Analysez votre situation patrimoniale
Vous devez prendre le temps de réaliser un audit patrimonial : êtes-vous propriétaire des murs de l’entreprise ? Depuis quand ? Possédez-vous d’autres biens immobiliers ? Quels seront vos besoins de revenus après la transmission ?

Cet inventaire chiffré et détaillé va vous permettre de prendre certaines décisions d’ordre fiscal : allez-vous intégrer la tranche des personnes soumises à l’ISF (impôt sur la fortune) ? Avez-vous intérêt à faire des donations ? Comment procéder pour bénéficier d’exonérations sur les plus-values de cession ?

Le but de cette étape est d’analyser tous les éléments qui vous permettront de limiter le coût fiscal de la cession.

En savoir plus sur la fiscalité du cédant .
Prenez des mesures pour rendre votre entreprise plus attractive
Investir en amont
S’il y a des dépréciations d’actif à effectuer, des charges d’investissement à passer... il faut les réaliser le plus en amont possible de la vente et surtout ne pas attendre l’année de la cession qui, elle, doit afficher une rentabilité attrayante.

Si vous prévoyez de vendre dans les deux ou trois ans à venir, et que votre stock vous semble surévalué, réestimez-le au plus vite. Il est utile également de diagnostiquer son matériel de production pour envisager son remplacement quelques années avant la cession afin qu’un outil de production trop obsolète ne soit pas, le moment venu, un obstacle à la cession.

Votre banquier peut vous accompagner dans les investissements opportuns à réaliser. N’attendez pas le dernier exercice car cela pèsera sur le compte de résultat de votre société.
Nommer un numéro 2
Si votre entreprise est de petite taille, votre départ peut lui être fatal car vous seul en connaissez le fonctionnement. Pensez dans ce cas à recruter un bras droit : cela rassurera les candidats repreneurs qui pourront s’appuyer sur ses compétences et son savoir-faire.
Assainir la situation
Vous pouvez booster la société de manière simple en la restructurant, en augmentant son chiffre d’affaires, en étudiant votre poste “charges” pour déterminer celles qui pourraient être diminuées (c’est, par exemple, le moment d’étudier vos éventuels contrats de sous-traitance ou de maintenance). Ces petites opérations peuvent redonner un vrai dynamisme à l’entreprise. Il faut également penser à réduire les coûts de frais généraux.
Restructurer l’entreprise
Optez pour une structure juridique simple. Les cascades de sociétés enchevêtrées avec des re-facturations intempestives sont un mauvais signal envoyé aux repreneurs potentiels. Présentez une entreprise avec des fonds propres élevés. Ils constituent un des premiers critères d’évaluation d’une entreprise. Quelques années avant de vendre, préférez la mise en réserve des bénéfices à une distribution trop généreuse de dividendes.
Opter pour une forme sociétaire
Si votre affaire a le statut d’entreprise individuelle, la transformer en une structure sociétaire (SARL, SA, SAS…) permet de faciliter la cession progressive de titres, dans le cadre familial, mais aussi à des salariés.
Sortir l’immobilier du bilan de l’entreprise
Le futur repreneur n’est pas forcément intéressé par la reprise des murs qui grève le prix de vente final. Pour faciliter la négociation, vous pouvez avoir intérêt à sortir l’immobilier professionnel du patrimoine de votre entreprise.

La solution : créer une SCI (Société Civile Immobilière) familiale qui rachète le bien et le loue ensuite à la société d’exploitation, c’est-à-dire l’entreprise cédée, moyennant un loyer fixé aux conditions du marché.