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La retraite
La retraite
Proche ou lointaine, votre retraite fait partie de vos projets.
Pour bien la préparer, n’attendez pas le dernier moment !
Conseils pour faire le point sur vos droits et prendre les bonnes décisions.

1Comprendre le régime de retraite
Construit au fil des ans depuis 1945, le système de retraite français est aujourd’hui composé de trois « étages ».
Les deux premiers étages : régimes de base et régimes complémentaires, constituent le socle du système. Ces régimes sont gérés par 35 organismes de retraite, auxquels sont obligatoirement rattachées toutes les personnes qui exercent une activité professionnelle. Certains organismes gèrent à la fois la retraite de base et la retraite complémentaire.
Pour mieux comprendre l'organisation des retraites et retrouver votre ou vos caisses, consultez la liste des différents régimes de retraite.
Le troisième étage est constitué par différentes formes d’épargne retraite collective ou individuelle. Elles sont facultatives et relèvent d’une initiative personnelle. Elles ont pour but de compléter les régimes obligatoires afin de maintenir votre niveau de vie à la retraite.
Le saviez-vous ?

Les Français cotisent en moyenne à 2,3 caisses différentes au cours de leur vie professionnelle. Ils sont souvent affiliés à au moins deux caisses simultanément (pour leur régime de base et pour leur régime complémentaire).
Et quand ils changent de profession, ils changent parfois de régime !
2Des relevés pour récapituler vos droits ?
Dès 35 ans, un relevé individuel de situation (RIS) doit vous être envoyé tous les cinq ans dans le cadre du droit à l’information retraite. (En 2011, il a été envoyé aux actifs nés en 1961, 1966, 1971 et 1976.) Ce document fait le point sur les droits que vous avez obtenus auprès des régimes de retraite de base et complémentaire.
Il récapitule, pour l’ensemble de votre carrière :
  • les régimes auxquels vous avez cotisé,
  • vos rémunérations,
  • les durées de cotisation,
  • les événements professionnels ou personnels (chômage, apprentissage, maternité, maladie...).
Pour avoir accès à votre relevé de situation individuelle, vous pouvez contacter votre ou vos organismes de retraite.
Demander un relevé individuel de situation ne signifie pas demander sa retraite ! Ce sont deux démarches différentes.
A partir de 55 ans, c’est une estimation indicative globale (EIG) qui vous sera envoyée tous les 5 ans. Elle récapitule les droits acquis et évalue le montant futur de votre pension estimée à différents âges de départ à la retraite. En 2012, elle sera envoyée aux personnes nées en 1957 (55 ans), 1952 (60 ans) mais aussi 1949 (63 ans) qui n’ont pas encore liquidé leur retraite.
Constituez votre dossier retraite

Une vie professionnelle n’est pas forcément un parcours linéaire : peut-être relèverez-vous de plusieurs régimes de retraite différents ? Quels que soient votre âge et votre profession, constituez-vous un dossier retraite : conservez les documents liés à vos emplois (fiches de paie), ainsi que les attestations de périodes « assimilées » (chômage, service militaire, maladie, maternité...). Pensez aussi à vérifier auprès de vos caisses de retraite que toutes vos activités ont été prises en compte.
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Un guide pour bien comprendre votre retraite.
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Toutes les caisses de retraites se sont engagées à mettre à disposition des adhérents un espace personnalisé sur Internet où ils peuvent visualiser les droits acquis. N’hésitez pas à consulter le site de votre caisse.
1Le bon moment pour préparer sa retraite
Le plus tôt sera le mieux ! Si vous investissez jeune dans des placements,
vous étalez votre effort d’épargne : une fois à la retraite, vos revenus complémentaires seront plus élevés.
Par exemple, une personne réalisant des versements de 100 EUR par mois depuis l’âge de 30 ans, obtiendra une rente de 620 EUR par mois contre seulement 130 EUR si elle démarrait ses cotisations à l’âge de 50 ans.
2Effectuer le bilan
Dans le contexte actuel de réforme des retraites, la durée de cotisation risque d’augmenter. De plus, le « taux de remplacement », c’est-à-dire le rapport entre le montant des prestations de retraite et celui des revenus en activité, a tendance à diminuer. Une évolution qui concerne tous les secteurs : professions libérales, commerçants, artisans, exploitants agricoles.
En tant que professionnel, vous ne bénéficiez pas forcément des mêmes dispositifs de retraite que les salariés. Il est donc important d’effectuer un bilan suffisamment en amont. Tout d’abord, estimez l’écart entre vos revenus professionnels actuels et ceux que vous aurez à la retraite. Ensuite, évaluez vos futurs besoins de retraité. Ceci vous permettra de connaître le complément de revenu nécessaire et d’adopter la bonne stratégie.
Vous pouvez évaluer le montant total de votre retraite grâce au simulateur M@rel. Il vous permet d’évaluer votre âge de départ à la retraite à taux plein et le montant de votre pension. Pour une première estimation, utilisez notre simulateur en ligne.
Posez-vous les bonnes questions !

  • Combien vais-je gagner en moins par rapport à mes revenus actuels ?
  • Pourrai-je maintenir mon niveau de vie actuel avec ma pension retraite ?
  • Aurai-je des enfants à charge (enfants étudiants ou vivant à la maison…) ?
  • Aurai-je des parents à charge (aide à domicile, maison de retraite…) ?
  • Mon logement sera-t-il entièrement payé ?
  • Voudrai-je investir dans une résidence secondaire ?
  • Vais-je profiter de mon temps libre pour voyager ou démarrer de nouvelles activités ?
  • Aurai-je des projets de prévoyance individuelle (assurance-dépendance) ?
  • Aurai-je des projets pour protéger mes proches ? (assurance-vie)
  • Que se passera-t-il si mon conjoint décède une fois que je suis à la retraite ?
Quelle retraite pour le conjoint collaborateur ?

Certaines personnes aident régulièrement leur conjoint dans l’exercice de leur activité professionnelle sans être rémunérées. Depuis la loi du 2 août 2005, elles peuvent se constituer une retraite personnelle en choisissant un statut et en s’affiliant à l’assurance vieillesse.
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3Vous constituer un complément de revenu
Plusieurs solutions sont à votre disposition.
Le Plan d’Epargne Retraite Collectif (Perco)

Le Perco est un plan d’épargne à adhésion individuelle facultative. Il peut être mis en place dans toute entreprise employant au moins un salarié et proposant un plan d’épargne entreprise (ou inter-entreprise). Sur votre Perco, vous avez la possibilité de verser jusqu’à 25 % de votre rémunération annuelle brute (hors sommes issues de la participation)*. Vos versements peuvent être abondés par l’entreprise, ce qui augmente la rentabilité du placement. Les sommes investies ainsi que les revenus qu’elles produisent sont bloqués jusqu’à votre départ à la retraite. Toutefois, vous pouvez les débloquer de manière anticipée dans certains cas. À votre retraite, l’épargne constituée vous est reversée sous forme de capital ou de rente viagère.


* Attention : ce plafond de versement s’apprécie tous plans d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO) confondus dans lesquels vous effectuez des versements.
Le saviez-vous ?

Les revenus des placements réalisés dans un PEE ou un Perco, y compris ceux de l’abondement, sont exonérés d’impôt sur le revenu. Cependant, ils sont soumis, lors du déblocage, à la CSG, la CRDS et aux prélèvements sociaux additionnels aux taux en vigueur pour chaque année concernée.


Le Plan d’épargne retraite populaire (Perp)

Le Perp est un contrat d’assurance accessible à tous sur lequel vous effectuez des versements réguliers. Vous décidez des montants et vous les faites évoluer en fonction de votre situation. Vous avez également la possibilité de choisir les supports d’investissement. Les fonds investis et les intérêts capitalisés sont bloqués jusqu’à votre départ à la retraite. L’épargne que vous avez constituée vous est alors reversée sous forme de rente viagère. Par ailleurs, vous bénéficiez d’avantages fiscaux : les versements effectués sur un Perp sont en effet déductibles des revenus imposables, dans la limite annuelle de 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente retenus dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale ou de 10% du plafond annuel de la sécurité sociale de l’année précédent si ce montant est supérieur. Ce placement est donc à privilégier si votre tranche marginale d’imposition est élevée.
Le Plan d’Epargne Retraite Loi Madelin

Ce contrat collectif d’assurance vie à adhésion individuelle facultative est réservé aux travailleurs non salariés non agricoles. Il vous permet de bénéficier du cadre fiscal attractif de la loi Madelin du 11 février 1994. En effet, les versements sont déductibles des revenus imposables, dans certaines limites. Vous effectuez des versements réguliers. Les fonds investis et les intérêts capitalisés sont bloqués jusqu’à votre départ à la retraite (ils peuvent toutefois être débloqués dans certains cas). L’épargne que vous avez constituée vous est alors reversée sous forme de rente viagère.
3Diversifier votre patrimoine
L’acquisition de vos murs professionnels

En phase de développement de votre entreprise, il peut être judicieux d’acquérir vos murs. Ainsi, vous valorisez votre patrimoine en y intégrant vos locaux professionnels. C’est une façon de préparer votre retraite ou de transmettre un bien immobilier à vos enfants. Etre propriétaire de vos murs peut également vous aider, le moment venu, à mieux revendre votre affaire dans un package global. Pour réaliser cet investissement, vous choisissez le mode de financement qui vous convient : crédit classique à taux fixe ou révisable, crédit in fine ou crédit-bail immobilier. Vous devez aussi décider de l’affectation fiscale et patrimoniale des locaux (patrimoine professionnel ou privé).
L’investissement immobilier locatif

Vous pouvez également valoriser votre patrimoine immobilier en réalisant un investissement locatif. Le studio que vous achetez pour le louer à un étudiant vous procurera des revenus complémentaires appréciables quand vous serez à la retraite. Par ailleurs, le marché de l’investissement locatif permet de bénéficier de mesures fiscales avantageuses, comme dans le cas du dispositif Scellier, en vigueur jusqu’à fin 2012.
Le plan d’épargne interentreprises (PEI)

Si vous avez mis en place un plan d’épargne interentreprises, vous pouvez y placer vos primes de participation, d’intéressement et l’abondement de votre entreprise et faire des versements volontaires. Le PEI vous permet de vous constituer un capital à moyen terme car votre épargne est bloquée pour une durée de 5 ans. Toutefois, il est possible de la débloquer de manière anticipée dans certains cas (voir tableau ci-dessous). Après 5 ans, vous pouvez disposer du capital et l’utiliser comme bon vous semble.
Découvrez comment mettre en place un système d’épargne avantageux tout en optimisant vos charges sociales et fiscales.

L’assurance vie et l’épargne financière

Pensez également à investir dès maintenant dans une assurance vie ou un PEA. Il est important de « prendre date » pour bénéficier au plus tôt de leur fiscalité avantageuse. L’assurance vie vous donne accès à un grand choix de supports afin de profiter du potentiel des marchés sur la durée. A l’approche de votre retraite, vous sécuriserez votre capital. Avec le PEA, vous investissez sur un large choix de valeurs mobilières, principalement des actions européennes et/ou des fonds à capital protégé à l’échéance. Dans les deux cas, il vous est possible de transformer tout ou partie de votre épargne en revenus complémentaires mensuels au moment de votre retraite, sous forme de rente viagère ou de rachats partiels.
Les cas de débloquage anticipé PEI PERCO
Mariage ou PACS de l’épargnant  
Arrivé au foyer d’un troisième enfant et des suivants  
Divorce , séparation ou dissolution d’un PACS
( si garde d’au moins un enfant )
 
Invalidité de l’épargnant, de ses enfants, son conjoint ou partenaire lié par un PACS
Décès de l’épargnant, son conjoit ou partenaire lié par un PACS
Cessation d’un contrat de travail  
Expiration des droits à l’assurance chômage de l’épargnant  
Création /reprise d’entreprise par l’épargnant, ses enfants, son conjoint ou partenaire lié par un PACS  
Résidence principale    
    - Acquisition ou remise en état suite à une
    catastrophe naturelle
    - Agrandissement  
Surendettement de l’épargnant
Le plus Société Générale
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